A propos

La peinture figurative oblige à s’effacer devant le réel un peu comme le musicien s’efface devant la partition. Différemment de la photographie qui capture l’instant, la peinture figurative (telle que je la pratique) a besoin de temps. C’est une lente appropriation du réel (chaque tableau est le fruit de dizaines d’heures de travail), malgré les contraintes de la matière, les limites techniques de l’artiste, ses compétences. Le peintre ajoute, souvent à son insu, ce qu’il est : ses sentiments, sa culture, son histoire, les goûts esthétiques de son époque, les siens. Le réel devient ainsi une autre réalité.

La peinture figurative nécessite un long apprentissage car l’œil de celui qui regarde n’autorise pas l’à-peu-près. Quand, en 2013, j’ai « pris les pinceaux », je me suis mis à l’école du réel, en autodidacte et j’ai commencé par apprendre à dessiner et à peindre. A la renaissance et aux siècles suivants, il fallait 12 années pour « faire un peintre ». Je n’en suis qu’au début.

La peinture figurative a l’avantage d’être directement accessible, au premier regard, même s’il faut parfois plus de temps pour découvrir ce qu’une œuvre peut nous dire.

J’aime quand l’art révèle en nous des pans d’humanité, de spiritualité, de beauté. Des « suppléments » que nous ne nous connaissions pas ou que nous avions oubliés. J’aime l’art qui enrichit, qui élève l’âme ou l’esprit. J’aime dans l’art, la paix, la joie, l’intériorité.

Je cherche à trouver un équilibre simplement appuyé sur le réel, sans que l’histoire, les symboles, les artifices ne prennent le pas sur ce qui est directement visible ou ce qui est caché, plus intérieur.